Les étendues de glace qui se trouvent près des barrages peuvent sembler solides et invitantes pour pratiquer la pêche, la motoneige ou la randonnée. Mais méfiez‑vous : cette glace n’est jamais aussi solide qu’elle en a l’air. Et chaque année, des vies sont mises en péril par manque de prudence.
Une glace trompeuse, fragilisée par le courant
Contrairement à l’eau immobile des lacs, l’eau qui se trouve près des barrages est en mouvement constant. Les turbines et les vannes en modifient le débit, créant des zones où la glace est mince, voire absente. En quelques mètres, on peut passer d’une surface ferme à une glace très fine.
Imaginez : vous avancez en motoneige, la neige crisse. Comme c’est agréable… Puis, soudain, la glace cède. Il n’y a eu aucun signe avant‑coureur.
Selon la demande en électricité et les aléas de la météo, le niveau d’eau près des barrages peut varier rapidement. Ces fluctuations fissurent la glace et la rendent non sécuritaire ou peuvent la briser. Ce qui semblait sûr le matin peut devenir dangereux en quelques heures. De plus, même par grand froid, les courants générés par les installations empêchent la formation d’une glace uniforme. Un pas de trop, et c’est la chute dans une eau glaciale. Même les habitués peuvent se faire piéger et y laisser leur vie.
Respectez la signalisation !
Panneaux, clôtures, avertisseurs sonores et visuels ne sont pas là pour agrémenter le paysage ; ils sont de la plus haute importance. Les ignorer, c’est courir le risque de se noyer.
Chaque hiver, de plus en plus d’interventions sont faites auprès de motoneigistes et de pêcheurs qui s’aventurent dans des zones dangereuses, pour les aviser des dangers auxquels ils s’exposent. Bref, restez loin des barrages : votre sécurité en dépend.